Emile-Othon FRIESZ (1879-1949), peintre

 

Lettre autographe signée adressée au metteur en scène Arsène DUREC (18731930). 3 pages in-8. 1918.

 

Le peintre tente de convaincre que son acheteur fera une bonne affaire. 

 

« J'ai reçu un mot d'Halvorsen (il s’agit du marchand norvégien Walther Halvorsen qui était également en affaire avec Derain) et même causé avec lui au sujet des décors. Il m'a exposé très librement les raisons qui vous ont fait trouver élevé le prix de mes maquettes... ». Othon-Friesz justifie ses prix – « J'avais établi le prix en dessous du prix marchand que j'ai l’habitude de demander pour des toiles de cette grandeur » - mais néanmoins il consent parce que c’est une manifestation d’art très intéressante « à diminuer considérablement la somme demandée (...) réduction de 2 000 francs pour l'ensemble du travail en me réservant 10 % sur la vente éventuelle de ces tableaux ou: une somme définitive de 2 500 francs ». Ajouté à ce prix celui de Papereau qui réalisera les décors, cela lui reviendra à 7 300 francs. Il lui « certifie » que le minimum à la revente de ces toiles serait de 8 000 « et j’espère pour vous beaucoup plus. Par cet accord vos frais de décors se trouveront entièrement couverts ».

 

Prix : 450 euros