[Jacques Lassaigne] Henri Hérault, critique d’art, initiateur du groupe de peintres Forces Nouvelles entre 1935-1941. Il eut la direction artistique de la galerie Billiet-Vorms. Il produisit de très nombreuses expositions.

 

Correspondance autographe adressée à Jacques Lassaigne (1911-1983), critique d’art, futur conservateur du musée d’Art moderne de la ville de Paris.

18 pages au format in-12. Entre 1936 et 1939. Toutes les pages n'ont pas été scannées.

 

La correspondance fourmille de détails sur l’art à cette époque et l’activité de la galerie Billiet-Vorms dont Hérault assurait la direction artistique.

 

8 octobre 1936. « Je viens de lire (…) le juste et virulent article que vous avez écrit dans la Revue Hebdomadaire contre ce qui a trait à la moitié des Salons et au prix Guillaume (…) Laissez-moi vous félicitez (…) ».

 

Non daté, 1936 : Hérault le remercie pour son compte rendu du salon Nouvelle Génération. Il discute de l’appellation : « C’est la première fois d’ailleurs à Paris que les moins de quarante ans exposent indépendamment de leurs ainées immédiats de l’Art vivant (Lhote, Derain, etc. ) ». Il donne son point de vue et défend son salon. « Waldemar George m’a dit être enthousiaste de mon salon ».

 

15 novembre 1937 : « J. Cassou, Vorms et moi proposons pour le 13 Xbre une expo intitulée « L’Art cruel. L’idée est bonne, la réalisation plus difficile »

L’Art cruel est le titre d’une exposition qui a eu lieu à la Galerie Billiet-Vorms du 17-12-1937 au 6-1-1938 et qui a rassemblé de nombreuses œuvres qui avaient pour sujet la guerre civile.

 

Non daté, 1937 ? : « J’organise d’autre part un exposition de monstre chez Vérité, 141 Boulevart Raspail pour le 12 mai. Si vous pouviez vous trouver le 5 mai (de 4h à 8 h de préférence) au lieu dit, nous vous soumettrons les peintures aux objets (…) qui pourraient exciter, j’espère votre verve prolixe ».

La Galerie Carrefour boulevard Raspail où Pierre et Claude Vérité firent commerce des bois noirs dès 1937 fut une fourmilière dans le Montparnasse d'avant-guerre. Tout le monde de l'art y défilait, Picasso en tête.

 

20 novembre 1938 : « Je viens de lire votre article sur le Salon d’Automne dans les « Nouvelles Littéraires » laissez-moi vous féliciter. Enfin un critique d’art intelligent en France. Enfin quelqu’un sachant écrire du bon français, parlant net, pensant loin. (…). « Très bien votre attaque contre Desvallières (Que W. George charge aussi dans Beaux-Arts). »

Suit une charge virulente assez détaillée contre l’Exposition d’art sacré moderne au Pavillon de Marsan. Il ajoute : « Le meilleur artiste chrétien de l’heure est une juif !! Chagall – dont vous avez jadis admis les œuvres à cette Expo. Quelle honte pour les catholiques ! »

 

Non daté, 1939 ? « Le Mystère de la Vierge noire sera joué le 6 (…) Pour l’article au sujet de ( ?) il y a de plus mes photos. »

 

Non daté, 1939 : « Merci de bien vouloir écrire la préface du catalogue de notre prochaine exposition à la galerie Berri ». A propos des Forces nouvelles : « Vous savez que nous ne sommes pas arrivistes, nous n’avons ni prix Guillaume, ni commande publique de l’État, nous essayons de maintenir honnêtes. »

 

Jacques Lassaigne écrira une préface pour la 3e exposition de groupe de Forces nouvelles.

Non daté, 1939 ? : « A la suite de la conversation que nous avons eu l’autre jour à la galerie Billiet, je vous serai reconnaissant de bien vouloir me communiquer l’adresse de Charlotte H ( ?), je suis en train de former un groupe à tendance cubiste-surréaliste et peut-être ses peintures feraient l’affaire ».

 

Suit une critique de l’artiste Grüber : « Chez celui-ci tout est artifice, tromperie, en un mot dans le fond comme dans la forme : faux. Il est certes très doué, mais ces viruoses n’ont jamais fait de vrais artistes. Il lui manque l’accent humain profond (…) ».

 

Non daté, 1939 ? : Henri Hérault l’invite à une exposition galerie Carrefour. Il souhaite quelques lignes sur l’exposition dans laquelle il y aura des œuvres de Le Moal, Pellan, Alaric. « Avez-vous lu l’article de  Lhote dans la NRF, réponse faible à ma lettre ouverte dans Beaux-Arts (…). »

 

Prix : 500 euros