Pierre-Jean Béranger (1780-1857), chansonnier, poète.

 

Lettre autographe signée adressée à Monsieur Bérard, receveur général à Bourges

1 page et 3 lignes format in-4. 9 mars 1848. Avec adresse et marque postale (date d’envoi), marque postale de réception et cachet de fermeture. Manque une partie du coin bas droit. Petite déchirure au pli horizontal. Traces de manipulation.

 

Lettre politique évoquant la future « constituante » d’avril 1848 dont il fut membre. Chanteur extrêmement populaire, Béranger combattit la Restauration et célébra l’Empire.

« J’entre dans une (…) littéraire pour vous répondre deux mots à la hâte.

La retraite de (…) n’a tenu qu’au besoin de veiller à des (…) affaires et un peu à l’excès de fatigue.

La suspension (…) va dit-on être suivie de beaucoup d’autres. Je  m’y attendais et si les mêmes coups produisent le même effet à Bourges, il y aura (…) large excuse pour vous, ne vous en affligez donc pas outre mesure. Que voulez-vous mon cher ami, allons comme le (…) et que le plus (…) une si grande débacle, s’apprête à soutenir les auteurs.

J’ai vu C… : il m’a fait demander, il a vu hier D…, il parle de la (…) qui (…) qu’il s’est sacrifié. Rien de plus respectable que son dévouement mais je voudrais qu’il ne le poussa par trop loin, écrivez-le bien, comme vous en avez le projet et de mon côté j’apprécie vos conseils.

Vous nous (…) jusqu’à l’assemblée constituante et tout le monde a besoin qu’il se voit ainsi. Les  ouvriers sont malheureusement en ébullition et des deux côtés l’ont s’inquiète à bon droit.

Que la chambre arrive ! C’est le cri de tout le monde. Quant à faire partie, je ne sais trop quel conseil vous donner, sauf peut-être vous pouvez (…) juste de ce qu’il vous fait faire. A tout prendre, il ne peut pas arriver mal que vous en soyez.

Tout le monde se portait bien (…) à ma dernière visite. On se porte bien aussi à Passy.

 

Attendons et espérons à vous de cœur. »

 

Prix : 200 euros