eugène Bigot

Eugène BIGOT (1888-1965), chef d’orchestre, compositeur

Correspondance de 8 lettres autographes signées adressées à une jeune femme, Rolande Favret, fille d’amis, désirant devenir chef d’orchestre. 17 pages in-8 ou in4. 1960-1962.

Bigot, pédagogue prévenant.

3 octobre 1960 : il accepte de la faire travailler : « travailler attentivement la 1re Symphonie de Beethoven ou sinon de la IVe (en si b) que je ferai travailler à mes élèves en premier cet hiver ». Il souhaite la préparer pour le concours de Besançon et celui du Conservatoire pour l’année 1961.

1er juillet 1961 : elle a une chance « inouïe » de répéter avec un orchestre et un quatuor. Il lui donne des conseils sur son programme l’IdyIl de Siegfried, « ne t’embarque pas dans le Bruckner, c’est périlleux », « La 1re symph. (en mi b) de Saint-Saëns se joue très peu, je ne vois pas pourquoi ; L’Inachevée de Bovodine non plus (avec son 5/8 si amusant) ». « Pour le Beau Danube, ne t’occupe pas de la version pour chœurs et des reprises spéciales » (il précise ensuite). Il signale les mesures de répétition pour le Ier mouvement de Brahms.

21 septembre 1961 : Rolande Favret est soucieuse... Eugène Bigot la rassure : « patience, obstination et... gentillesse sont les 3 vertus cardinales du chef d’orchestre. Ensuite, la fermeté, le don de sympathie, le sang-froid, l’égalité d’humeur, la clairvoyance, l’appréciation des difficultés, des progrès, des échecs, des impossibilités de passer outre, l’organisation du travail (...) etc., etc., etc. ».

14 novembre 1961 : il lui donne des adresses et la recommande pour des achats d’instruments et lui donne ensuite des indications très détaillées sur des mouvements de l’Ydyll de Siegfried.

21 juillet 1962 : sa candidature a été refusée au concours de chef d’orchestre de Besançon. Eugène Bigot est étonné et la rassure : « Et puis, il n’y a pas que Besançon qui est un des concours des plus ardus, si ce n’est pas le plus difficile et le plus sérieux de tous ». Il est affecté par le décès de son ami Edouardo Toldra de Barcelone « épuisé par la création mondiale, au Liceo, de l’Atlantide de Manuel de Falla. C’est une très grosse perte pour ses amis et pour la musique ».

5 mai 1962 : il donne son emploi du temps entre répétitions et enregistrements, et donne quelques indications de lecture des partitions pour orchestre de Liszt et Strauss.

5 mai 1962 : il donne son emploi du temps entre répétitions et enregistrements, et donne quelques indications de lecture des partitions pour orchestre de Liszt et Strauss.

 

Prix : 400 euros

Eugène Bigot

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